Parking d'entreprise avec plusieurs véhicules électriques branchés sur des bornes de recharge sous un ciel nuageux
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Avantage en nature pour véhicule électrique : calcul, abattements et ce que ça change vraiment

L’avantage en nature pour véhicule électrique, c’est la valeur que l’administration fiscale attribue à l’usage privé d’une voiture de fonction électrique mise à disposition par l’employeur. Sauf que depuis quelques années, un régime dérogatoire s’applique aux véhicules 100 % électriques : un abattement spécifique réduit significativement la base imposable, ce qui change concrètement le montant des cotisations sociales prélevées sur votre bulletin. Pour calculer cet avantage, on applique d’abord le barème forfaitaire standard, puis on retire l’abattement prévu selon que l’employeur prend en charge ou non la recharge du véhicule.

Deux taux coexistent aujourd’hui. Et la différence entre eux n’est pas anodine quand on fait les comptes sur une année complète. L’employeur finance la recharge à domicile ou sur site ? Le calcul de l’avantage en nature intègre alors un abattement de 70 % (plafonné), contre 50 % si la recharge reste à votre charge. C’est précisément ce point que beaucoup de gestionnaires de paie ratent au premier passage, surtout en LOA où la méthode de calcul diffère de l’achat.

Ce qu’il faut retenir de cet article :

  • La base forfaitaire s’applique sur le prix TTC catalogue, pas le prix négocié.
  • L’abattement monte à 70 % si l’employeur finance la recharge du salarié.
  • Le plafond de 4 582 €/an protège mieux les véhicules électriques haut de gamme.
  • L’AEN reste imposable et soumis aux cotisations sociales, même fortement réduit.
  • Le régime à 70 % reste temporaire et sa reconduction après 2027 n’est pas garantie.

Comment calculer l’avantage en nature d’un véhicule électrique de fonction

Deux méthodes existent. Mais pour les véhicules électriques de fonction, la méthode forfaitaire reste de loin la plus utilisée, et c’est celle que l’URSSAF retient par défaut. Le principe : on applique un pourcentage sur la valeur du véhicule, puis on corrige le tout avec l’abattement spécifique aux électriques.

Véhicule acheté : la base de calcul sur le prix TTC

Pour un véhicule acheté par l’entreprise, la base de l’avantage en nature forfaitaire est fixée à 9 % du coût d’achat TTC. Ce taux s’applique sur le prix catalogue, pas sur le prix négocié (ce qui, soit dit en passant, surprend plus d’un dirigeant au moment de faire les comptes). Le véhicule a plus de 5 ans ? On passe à 6 %. Ensuite, et c’est là que l’électrique se distingue vraiment, on applique l’abattement prévu pour ce type de motorisation.

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Un exemple concret. Véhicule acheté 40 000 € TTC, moins de 5 ans : la base forfaitaire brute est de 3 600 €/an. Après abattement de 50 %, on tombe à 1 800 €. Après abattement de 70 %, à 1 080 € (sous réserve de ne pas dépasser les plafonds).

Véhicule en LOA ou LLD : une base différente

En location, la base change. On retient 30 % du coût annuel de location, toutes charges comprises (assurance, entretien inclus si le contrat les intègre). Bref, le montant de départ peut être très différent selon la structure du contrat. C’est précisément pourquoi comparer achat et LOA ne se fait pas à la légère sur ce seul critère.

Pour un véhicule électrique de fonction, l’avantage en nature se calcule d’abord sur la base forfaitaire standard (9 % du prix TTC ou 30 % du coût de location annuel), puis l’abattement spécifique aux véhicules 100 % électriques vient réduire cette base de 50 à 70 % selon la prise en charge de la recharge.

La question que tout le monde se pose ensuite : quel abattement s’applique exactement à votre situation ? C’est là que les choses se compliquent un peu, et que le détail de la prise en charge de la recharge prend toute son importance. Si vous vous intéressez aussi au coût global de posséder un tel véhicule, le prix d’assurance voiture électrique fait partie des éléments à ne pas négliger dans votre budget prix d'assurance voiture électrique.

Les abattements applicables et leurs plafonds selon votre situation

Voilà le coeur du sujet. Et c’est là que beaucoup de bulletins de paie sont mal établis, tout simplement parce que le bon taux n’a pas été appliqué.

L’abattement à 50 % : le cas standard

Quand l’employeur ne prend pas en charge les frais de recharge électrique, l’abattement applicable est de 50 %, plafonné à 1 800 € par an. Autrement dit, si votre base forfaitaire brute dépasse 3 600 €, l’abattement reste bloqué à 1 800 € et vous payez des cotisations sur le reste. Ce plafond peut sembler généreux, mais sur un véhicule premium à 60 000 € ou plus, il devient vite contraignant.

Gros plan sur le connecteur d'une borne de recharge inséré dans la prise d'une voiture électrique de société
Avantage en nature pour véhicule électrique : calcul, abattements et ce que ça change vraiment

L’abattement à 70 % : quand l’employeur finance la recharge

L’employeur met à disposition une borne de recharge, rembourse les frais de recharge à domicile ou prend en charge la recharge sur le lieu de travail ? Dans ce cas, l’abattement monte à 70 %, avec un plafond de 4 582 € par an. C’est nettement plus avantageux, et ça couvre des véhicules bien plus onéreux avant d’atteindre le plafond.

Attention : ce régime à 70 % a été prorogé plusieurs fois. Sa reconduction au-delà de 2027 n’est pas garantie à ce jour. Personne ne peut vous promettre que les règles actuelles seront encore là dans deux ans (ce qui, d’ailleurs, doit entrer dans votre réflexion si vous signez un contrat de LOA sur 48 mois).

  • Abattement 50 % : employeur ne prend pas en charge la recharge, plafond 1 800 €/an
  • Abattement 70 % : employeur finance la recharge, plafond 4 582 €/an
  • Dirigeants de société : mêmes règles que les salariés, sous réserve du régime social applicable

L’avantage en nature pour véhicule électrique bénéficie d’un abattement pouvant atteindre 70 %, avec un plafond annuel de 4 582 €, à condition que l’employeur prenne en charge les frais de recharge du salarié.

Une nuance souvent oubliée : si l’employeur prend en charge la borne de recharge installée au domicile du salarié, cette prise en charge est elle-même exonérée de cotisations sociales dans certaines limites. Le calcul global mérite donc d’être fait avec soin, en tenant compte de tous les postes, pas seulement de l’abattement sur l’AEN. Pour approfondir les raisons concrètes de basculer vers ce type de motorisation, les bonnes raisons d'acheter une voiture électrique d'occasion côté particulier éclairent aussi certains arbitrages que les entreprises font pour leurs flottes.

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Ce que l’avantage en nature électrique change concrètement sur votre fiche de paie

Les chiffres abstraits, c’est bien. Mais ce qui intéresse vraiment le salarié ou le gestionnaire de paie, c’est ce qui apparaît sur le bulletin de salaire à la fin du mois.

L’impact sur les cotisations sociales

L’avantage en nature est intégré à la base de calcul des cotisations sociales, côté salarié et côté patronal. Concrètement : l’AEN vient s’ajouter au salaire brut pour le calcul des charges, même si le salarié ne perçoit pas cet argent en espèces. C’est une forme de rémunération « invisible » que l’administration fiscale rend bien visible sur la fiche de paie.

Prenons un cas réel. Base forfaitaire brute annuelle : 3 600 €. Après abattement à 70 % et plafond non atteint : AEN retenu = 1 080 €, soit 90 € par mois. Sur ce montant, le salarié paie ses cotisations sociales salariales (environ 22 à 25 % selon le statut et la convention collective). L’employeur, lui, paie ses cotisations patronales en plus. Le coût total n’est donc pas neutre, ni pour l’un ni pour l’autre.

La déclaration fiscale et l’imposition

L’AEN est aussi imposable à l’impôt sur le revenu. Il figure sur le bulletin de paie et remonte automatiquement dans la déclaration pré-remplie transmise par la Direction Générale des Finances Publiques. Rien à faire de particulier côté salarié, mais rien à négliger non plus : un véhicule haut de gamme peut générer un AEN résiduel non négligeable, même après abattement.

Sauf que l’électrique garde un avantage net sur le thermique. À gamme équivalente, l’AEN après abattement est bien inférieur. C’est un argument réel pour les politiques RH qui veulent verdir leur flotte sans pénaliser leurs collaborateurs sur leur fiche de paie.

Même après abattement, l’avantage en nature véhicule électrique reste soumis aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, mais son assiette réduite représente un avantage concret et chiffrable par rapport à un véhicule thermique de même valeur.

Un dernier point, souvent sous-estimé. Le verdissement des flottes d’entreprise ne s’arrête pas à la fiscalité de l’AEN. La fin de vie du véhicule, par exemple, soulève des questions que peu d’employeurs anticipent : la filière du recyclage de batterie voiture électrique est encore en construction, et ça mérite d’être intégré dans une réflexion de flotte à long terme.

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Abattement, base de calcul et impact fiscal : ce que les chiffres donnent vraiment

Un même véhicule, deux motorisations, deux réalités sur la fiche de paie.

Situation Base forfaitaire brute Abattement applicable Plafond annuel AEN retenu (ex. 40 000 € TTC)
Véhicule thermique acheté, moins de 5 ans 9 % du prix TTC Aucun Sans plafond spécifique 3 600 €/an
Véhicule électrique, sans prise en charge recharge 9 % du prix TTC 50 % 1 800 €/an 1 800 €/an
Véhicule électrique, recharge prise en charge 9 % du prix TTC 70 % 4 582 €/an 1 080 €/an
Véhicule électrique en LOA, sans recharge 30 % du coût annuel location 50 % 1 800 €/an Dépend du loyer
Véhicule électrique en LOA, recharge prise en charge 30 % du coût annuel location 70 % 4 582 €/an Dépend du loyer
Véhicule acheté, plus de 5 ans 6 % du prix TTC 50 % ou 70 % si électrique 1 800 € ou 4 582 €/an Base réduite d’office

Avantage en nature véhicule : le changement de février 2025 expliqué

LexiPaie détaille la hausse des valeurs applicables dès le 1er février 2025. Utile si vous gérez des véhicules de fonction.

L’électrique reconfigure vraiment le rapport à la voiture de fonction

L’avantage en nature pour véhicule électrique n’est pas qu’une ligne de bulletin. C’est un levier fiscal concret, et selon que l’employeur prend ou non en charge la recharge, l’écart entre 50 % et 70 % d’abattement se chiffre en centaines d’euros annuels sur l’assiette des cotisations sociales, ce qui change l’équation pour le salarié comme pour le DRH qui négocie la politique de flotte.

Bref, l’avantage est réel. Sauf qu’il repose sur un régime dérogatoire dont la prorogation reste incertaine au-delà de 2027, et ça, ça modifie sérieusement le calcul sur un contrat de location longue durée signé aujourd’hui. La fiscalité véhicule de fonction ne pardonne pas les approximations.

Alors la vraie question : votre politique de flotte a-t-elle été arbitrée en intégrant ces plafonds, ou en se contentant du principe « l’électrique c’est moins taxé » ?

Ce que vous vous demandez encore sur l’avantage en nature électrique

Un dirigeant de société bénéficie-t-il des mêmes abattements qu’un salarié pour le véhicule électrique ?

Oui, les mêmes abattements s’appliquent. Sauf que le régime social du dirigeant change la donne : un président de SAS assimilé salarié cotise au régime général, donc l’impact est identique à celui d’un cadre. Un gérant majoritaire de SARL, lui, relève du régime des indépendants, ce qui modifie l’assiette et le calcul des cotisations. Même abattement, base différente.

L’abattement de 70 % sera-t-il reconduit après 2027 ?

Personne ne peut l’affirmer. Prorogé plusieurs fois déjà, ce dispositif reste soumis aux arbitrages budgétaires annuels. Bref, si vous signez une LOA sur 48 mois en comptant dessus, intégrez le risque d’un retour à 50 % dans vos simulations parce que ce serait une erreur de planification coûteuse à ignorer.

Méthode forfaitaire ou valeur réelle : laquelle choisir pour un véhicule électrique en LOA ?

La forfaitaire est quasi systématiquement plus avantageuse sur un électrique en LOA, parce que la base (30 % du coût annuel de location) reste souvent inférieure à la valeur réelle d’usage. La valeur réelle demande aussi une justification précise des frais. Donc sauf cas très atypique, la forfaitaire gagne.

Jules Mercier

Jules Mercier

Jules Mercier est un passionné de mécanique qui a fait du bitume son terrain de jeu favori. Ancien mécanicien devenu journaliste automobile, il sillonne les routes depuis plus de 15 ans pour tester et analyser tout ce qui roule. Sur ce blog, Jules partage son expertise à travers des essais détaillés, qu'il s'agisse de la dernière citadine électrique, d'une moto sportive ou d'un poids lourd dernière génération. Sa double casquette de mécanicien et de pilote lui permet d'aborder autant les aspects techniques que pratiques des véhicules. Entre deux tests sur circuit, Jules enquête sur les innovations du secteur automobile et décode pour vous les dernières technologies embarquées. Son objectif ? Vous aider à y voir plus clair dans un monde automobile en pleine mutation, que vous soyez amateur de belles mécaniques ou professionnel de la route.

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